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Espace infini - A4 + Livre "souffle aride"

Espace infini - A4 + Livre "souffle aride"

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Laura Bonnefous / Souffle Aride
Espace Infini / Infinite space, 2024
Print on Fine Art Paper PhotoRag Hahnemühle, Natural wood frame, Museum glass edition of 6

Livre

Explorer la matière, appréhender les surfaces, interroger le territoire par la couleur, la texture et la sensibilité : telle est l’essence du travail photographique de Laura Bonnefous. Avec Souffle aride, elle mène une recherche sur un territoire singulier du Sultanat d’Oman, et plus particulièrement sur la ville de Duqm.
Dans cette série, le bleu dialogue avec le sable. Les zones désertiques et rocheuses, aux teintes puissantes et naturelles de la terre omanaise, se confrontent à l’intensité du bleu : celui du ciel, léger et ouvert, mais aussi celui de la mer, dont la présence redessine le paysage.

Ancienne modeste ville de pêcheurs sur la mer d’Arabie, Duqm connaît aujourd’hui un essor fulgurant. C’est cette temporalité instable, faite de glissements entre passé et transformation, que Laura Bonnefous cherche à explorer et à revisiter. Son regard s’attarde sur la matière, les plis, les détails, les textures et les teintes de ces paysages presque lunaires, ainsi que sur les hommes et les femmes qui les habitent. Elle confronte les espaces infinis aux lignes des visages, les architectures aux drapés, pour faire émerger une série à la fois sensible et puissante.

À travers Souffle aride, Laura Bonnefous propose une vision attentive et nuancée de paysages en mouvement. En abordant le territoire par la couleur — marqueur central de son travail — elle invite à prendre du recul et à observer autrement un monde en constante mutation.

Allowgramme

Espace infini évoque les premiers repérages à Duqm : un territoire fascinant mais déstabilisant, où les routes semblaient offrir mille directions avant de s’interrompre brusquement. Partout, des « bouts du monde » — un horizon ouvert, mais des chemins finalement très limités.

La route serpente et se fraie un chemin au milieu du paysage désertique, sous l’œil discret des lampadaires. Derrière son apparente tranquillité, cette œuvre témoigne de la lutte entre deux univers. 
L’univers de la nature primitive, celle qui a dessiné, au long de millénaires, l’espace sableux et les collines à l’arrière-plan et l’univers humain, celui qui a tracé, en quelques mois, la route bitumeuse.  Ce noir, récurrent dans la série, fait écho à la palette des vêtements des femmes d’Oman, et devient un fil visuel qui relie l’humain au paysage.

Comme une métaphore de cette dualité, deux couleurs s’opposent, le jaune pâle du désert et le noir de l’asphalte. Nous apercevons la résistance de la nature, par les taches de jaune qui empiètent sur le terrain des hommes. Nous voilà témoins d’un duel silencieux dont nous connaissons trop bien l’issue. La pensée, même dans le désert, ne se satisfait pas de la simple contemplation, elle s’exprime en actes et en techniques, dans un langage que la nature ne comprend pas et dont elle ne peut se défaire.

Espace infini est une image qui regarde loin, très loin. Une image qui nous entraîne vers l’horizon tout en révélant un graphisme puissant, presque abstrait, où les lignes dessinées par le territoire se transforment en langage minimal.

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